Publié à titre posthume, le « Diario 1938 » n’est pas le journal d’une jeune femme rangée, mais le carnet de bord d’une psyché complexe et en pleine ébullition. Entre érotisme frustré
La question est brutale mais ne surprend pas. Au contraire, elle semble même naturelle dans le contexte actuel : que reste-t-il du droit international lorsque les superpuissances décident de s’en affranchir ?
Enfance, de Tove Ditlevsen, se distingue par une grande finesse et un maniement de la langue subtil, marqué par une autodérision et une liberté qui détonnent de la violence de l’expérience racontée
De Federico Fellini on ne trouve aujourd’hui que la trace dans l’esprit de quelques passionnés. Triste destin pour celui qui, en exploitant jusqu’à leur substantifique moelle les traditions cinématographiques italiennes, s’était imposé comme l’un des réalisateurs les plus illustres de l’histoire. L’artificliaté
Hotel Roma, de Pierre Adrian, Gallimard, 2024. Le 28 août 1950, quelques mois seulement après avoir reçu le prix Strega, Cesare Pavese mit fin à ses jours dans la chambre 49 de l’hôtel Roma, à quelques centaines de mètres de la
S’il aimait se dépeindre en intempestif flâneur revendiquant son droit à la paresse, Jean d’Ormesson fut sans aucun doute plus travailleur qu’il ne le prétendit. Hypokhâgne, khâgne, École Normale Supérieure, agrégation de philosophie : rien ne lui échappa. Il faut dire que
On ne présente plus l’écrivain napolitain aujourd’hui. Encore moins en France où son œuvre, merveille de poésie et de sensibilité, jouit de toute la reconnaissance qu’elle mérite, grâce notamment à l’admirable travail de traduction de Danièle Valin. Il n’est pas rare qu’une
Aujourd’hui, quelques mots sur « Blessé à mort », de l’auteur napolitain Raffaele La Capria. Initialement traduit et publié au Seuil en 1963, ce roman, lauréat du Prix Strega en 1961, a fait l’objet d’une nouvelle traduction aux Éditions de l’Inventaire en 2007. Depuis,
« La violence révolutionnaire », d’Isabelle Sommier, Paris, Presses de la Fondation nationale des sciences politiques, 2008, 164 p. C’est en 2008, à l’approche du quarantenaire de l’année 1968, marquée par des luttes estudiantines et ouvrières à travers le monde, qu’Isabelle Sommier publie
En 1954, Hannah Arendt consacre un article de La crise de la culture à la notion d’autorité. Elle surprend dès les premières lignes de sa réflexion en affirmant que « l’autorité a disparu du monde moderne[1] » et qu’elle ne peut, dès