Vous avez aimé The Drama ? Voici 9 films sur des couples au bord de la rupture

19 mai 2026
The Drama (2026), de Kristoffer Borgli, avec Zendaya et Robert Pattinson.

Vous avez aimé The Drama ? Voici 9 films qui ont choisi, eux aussi, le couple comme laboratoire. 

De la lente usure à l’explosion spectaculaire, des appartements suédois d’Ingmar Bergman aux ruelles nocturnes de Buenos Aires chez Wong Kar-wai, en passant par Téhéran, Tokyo ou Manhattan, ces neuf films partagent une même conviction : l’effondrement ou la crise d’une relation est l’un des territoires les plus révélateurs qui soit. Ce qui se joue entre deux êtres qui se défont dit souvent plus sur une époque, une société ou une condition humaine que n’importe quel autre récit. 

À regarder seul… ou à deux ! Selon votre goût pour le risque.

Julie (en 12 chapitres) (2021), de Joachim Trier

Julie change de vie, d’amour et de cap avec une liberté qui ressemble parfois à de la fuite. Trier filme une génération qui a substitué l’indécision existentielle à toute forme de destin, avec une tendresse lucide qui n’exclut pas la sévérité.

Scènes de la vie conjugale (1973), d’Ingmar Bergman

Conçu pour la télévision suédoise, le film tient du protocole chirurgical : Bergman dissèque, en chambre close et en visages seuls, la lente désintégration d’une union que personne n’a vue venir. Six heures de huis clos conjugal dont personne ne sort indemne.

In the Mood for Love (2000), de Wong Kar-wai

Un film entièrement construit sur ce qui ne se dit pas et ne se fait pas : Wong Kar-wai érige la retenue en forme cinématographique absolue, jusqu’à faire du désir inassouvi la seule expérience esthétique possible. La beauté, ici, est inséparable de la perte.

La Notte (1961), de Michelangelo Antonioni

Antonioni promène un couple qui ne se parle plus dans un Milan nocturne et indifférent. Ici, l’effondrement du mariage n’est qu’un symptôme. Le vrai sujet, c’est l’impossibilité structurelle de la communication entre êtres modernes.

Une séparation (2011), de Asghar Farhadi

Farhadi construit une mécanique du malentendu d’une rigueur implacable, où chaque personnage est à la fois coupable et innocent. Le drame intime se transforme rapidement en radiographie impitoyable de la société iranienne qui met en tension classe sociale, foi et justice.

Faces (1968), de John Cassavetes

Cassavetes enregistre les secousses que le désir et l’alcool impriment sur des corps que la respectabilité bourgeoise avait cru domestiquer.

Happy Together (1997), de Wong Kar-wai

Buenos Aires, exil volontaire et amour toxique. Deux hommes s’aiment mal, se quittent, se retrouvent, recommencent. Wong Kar-wai filme la relation toxique comme seule logique du désir. Le tout avec une beauté visuelle presque indécente.

Printemps précoce (1956), de Yasujirō Ozu

Un salaryman japonais, une liaison sans passion et un mariage qui tient par habitude. Ozu filme le Japon de la reconstruction économique comme un espace de l’entre-deux : ni tradition ni modernité, ni bonheur ni rupture franche. La banalité du quotidien salarial devient une aliénation douce que le film refuse d’exorciser.

Hannah et ses soeurs (1986), de Woody Allen

Sous la comédie new-yorkaise et la chaleur apparente des réunions familiales, Allen installe ses obsessions habituelles (la mort, le sens, l’inconstance du désir…) avec une légèreté qui n’est jamais de la frivolité.

Revue Divagations

Divagations est une revue en ligne pensée comme un espace où la culture et les idées sont des piliers essentiels pour comprendre et interroger le monde contemporain.

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